

Exposition temporaire « Savoir-Fers
»
Mise en valeur du
travail de repassage, de paillage et de tuyautage des coiffes
maraîchines, des lingères grâce à une collection
de fers à repasser, de fourneaux et divers
accessoires.
Modeste témoin de
l’évolution des techniques et d’un certain mode de vie
à travers les siècles, cet ustensile que les collectionneurs
« Pressophiles » ou « Sidérophiles » préfèrent
appeler « repassoir » puisque sa fonction est de repasser,
n’a pas toujours été connu sous les formes actuelles et en
fait n’a été réalisé dans du fer que pendant une certaine
période.
En effet, contrairement
à ce qu’on peut croire,
les « repassoirs »
ne sont pas obligatoirement
des objets plats avec
une poignée pour les
tenir.
Lien
intéressant :
http://museelr.chez.com/origines.htm



Préparation du
beurre
Après la traite, le
lait sans refroidissement est séparé de la crème (écrémage)
grâce à une écrémeuse.
Mise à maturation en seau
pendant une durée de 48h à 3°c, on « bat » la crème dans
une jatte (barattage) dans un mouvement mécanique
permettant la séparation de particules de matières grasses
contenues dans la crème.
Cela nécessite environ
30 minutes.
Il reste un résidu liquide
appelé « babeurre », une liqueur
blanche, au goût aigrelet, composée presque entièrement du sérum du
lait, connu sous le nom de petit-lait, et de quelques parties
butireuses et caséeuses.
Cet aliment digeste
sert de boisson et intervient dans la préparation de divers mets,
sur tous les continents.
Il peut être consommé cru ou
cuit.
Le babeurre est aussi le
bâton
qui sert à battre le
beurre dans la baratte.
Le babeurre est
également appelé « lait battu », « lait de beurre » ou « lait
baratté » et même « petit lait ».
D'autres appellations sont
utilisées régionalement :
« guinse » en
Ch'ti, « bouri » en wallon de Liège,
« betteuze » dans les
Vosges,
« lait ribot » en
Bretagne ….
Le beurre est travaillé
uniquement avec des instruments en bois (spatules –
moules).
Trois sortes de beurre
sont disponibles : beurre doux, demi-sel et salé au Sel de
Noirmoutier, avec cristaux de Sel de Noirmoutier.
La date limite de
consommation est de 18 jours.


Le Marais Breton
s’étend au Nord Ouest du département de la
Vendée.
Cette région est
caractérisée par un milieu naturel spécifique dont la population a
tenté de résoudre au mieux les contraintes.
L’architecture en est
le meilleur exemple.
La rareté des
matériaux, la précarité des conditions de vie des maraîchins ont
souvent nécessité l’utilisation de la terre pour
l’édification des murs et des végétaux pour les
couvertures.
L’emploi de ces
matériaux prélevés sur place ou à proximité a donné naissance à la
« Bourrine »



La bourrine du Bois
Juquaud, construite en 1818, a été léguée à la Commune de St
Hilaire-de-Riez à la mort de sa dernière occupante, Armandine
Gandemer, en 1970.
Son père, Jean-Louis
Gandemer, en avait hérité en 1914.
L’exploitation était
alors composée de deux chambres d’habitation construites en
terre et en roseaux et de terrains sablonneux en dépendant, le tout
contenant quatre hectares cinquante centiares de terre, au milieu
du lieu-dit du Bois-Juqauq.




La Bourrine
Est constituée de deux
pièces à feu, l’une dotée d’une cheminée et d’un
four dont le cul arrondi, visible à l’extrémité Est, est
abrité par un toit indépendant.
La première pièce à feu
servait
de cuisine et également de
chambre.
La toiture est en
croupe, elle est supportée par une ferme unique (la croupe est
orientée à l’Ouest, face aux vents
dominants).
Dans la seconde, dite
« la belle chambre »,
se trouvent deux lits
à quenouille.
Le long du mur de
refend sont alignés les grands meubles : cabinet, vaisselier
et armoire en merisier d’inspiration Louis
XV.




La maison bourrine ou
maison rouchère est une maison en terre couverte de pailles et de
rouches et le faite du toit recouvert de figuiers de
barbarie.
Pour les plus intéressés
d’entre vous, je vous propose
le lien d’un
excellent document :
http://www.insitu.culture.fr/pdf/leboeuf-732.pdf





Les Bâtiments
annexes :
La grande
galerie : mur en terre, toit en roseau. Elle abritait la
charrette et les outils.
La petite galerie : ou
« galerère », toit en roseau. Pour y mettre le bois, les
« bousats » et même le foin.
La grange : pour
le bourriquet, la vache et parfois le veau et le « tet à
ouailles » pour 2 ou 3 brebis.
La remise : pour
y entreposer la nourriture de la volaille et des ustensiles
ménagers.
La laiterie : pour
conserver le lait, le beurre en pot, les légumes – première
écrémeuse en 1931.
Le jouqritt : grand
bâtiment car l’élevage des volailles était la principale
source de revenus, en deux parties : une pour les perchoirs
« échaillettes », l’autre pour « les
mues ».
Le potager : pour y
faire les cultures de printemps.


