
Située sur la rivière de
l'Odet, au fond d'une ria d'une vingtaine de kilomètres, Quimper a
toujours été un site abrité et un lieu de passage.
Dès la conquête romaine,
s'implante au bord de L'Odet, un peu en aval du site actuel de la
ville, un petit centre urbanisé autour d'un port ouvert jusqu'au
monde méditerranéen.
Cette activité deviendra une
des constantes de la ville
jusqu'au milieu du
vingtième siècle.
Un peu plus tard, les
immigrants bretons privilégient un autre centre pour leur
implantation, en amont au niveau du confluent (en breton :
Kemper).
Le choix de Quimper comme
siège épiscopal favorise le développement de la ville déjà lieu de
résidence du puissant Comte de Cornouaille.
Dès le 13éme siècle, la
construction de la cathédrale
et la ceinture de
remparts structurent la ville.
Au 16ème siècle, après le
rattachement de la Bretagne à la France, l'arrivée d'une
administration royale se traduit par la construction d'hôtels
particuliers complétés au siècle suivant par de nombreux couvents
liés à la Réforme catholique.
La ville reste cependant une
ville de marchands et d'armateurs qui construisent de sobres
maisons en pans de bois ou en pierre.
















Le palais des
évêques
Le Palais épiscopal était la
résidence principale de l'évêque de Cornouaille (devenu depuis la
Révolution évêque de Quimper et de Léon).
Celui-ci était aussi
seigneur de la ville close de Quimper.
Les évêques successifs se
sont attachés à agrandir, restaurer ou reconstruire le Palais,
jusqu'au milieu du siècle dernier.
Accolé à la cathédrale
Saint-Corentin, l'édifice comprend, selon un plan en équerre, deux
ailes encadrant une tour d'escalier au décor Renaissance, élevée en
1507.
L'aile longeant la rue du
Roi Gradlon, par laquelle s'effectue l'entrée dans la cour du
Musée, fut achevée en 1647.
Celle bordant l'Odet,
bâtie en 1776, fut remaniée en 1866.
À la même époque on fit
édifier, pour clore la cour, les éléments d'un cloître dans le goût
néo-gothique.











Les
chapiteaux du cloître de l'abbaye de Locmaria
Les vestiges de trois
arcades conservées dans le jardin jouxtant l'église abbatiale, à
l'extrémité sud-est de la nef, présentent sur les faces intérieures
des piliers (sous l'intrados des arcs), des colonnettes (parfois
détruites) couronnées chacune d'un chapiteau en granite de forme
tronconique.
Ces chapiteaux sont dans
un très mauvais état de conservation. Le granit étant érodé, il est
difficile d'identifier les détails de cette
sculpture.
Toutefois on peut nettement
distinguer que ces chapiteaux présentent un astragale mouluré, une
corbeille où sont sculptées des feuilles lisses aux angles qui se
terminent en se recourbant sous un tailloir assez
épais.
A proximité des arcades,
au sol, se trouve un élément sculpté déposé : il s'agit d'un bloc
de granit de forme carrée sous lequel sont sculptés trois
chapiteaux tronconiques, apparemment lisses.
Cet élément pourrait
correspondre à un chapiteau qui aurait couronné un pilier d'angle
du cloître, formé de trois colonnettes.
L'ornementation végétale
des chapiteaux conservés semble se réduire à l'emploi de motifs de
grandes feuilles lisses, placées aux angles des corbeilles, les
recouvrant sur toute la hauteur pour se terminer en se recourbant à
leur extrémité supérieure, formant parfois comme de petits crochets
sous le tailloir.



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La
Faïence
L'aventure commence en 1699
avec l'arrivée de Jean-Baptiste Bousquet, qui a quitté son village
natal près de Marseille pour s'installer comme maître pipier près
du prieuré de Locmaria.
Il y gagne honnêtement
sa vie, sans concurrence et bénéficie de la proximité du port qui
favorise le transport des matières premières et des produits
finis.
Ces arguments convaincront
son fils Pierre, faïencier à Marseille, qui vient s'installer en
1707.
Pierre Bousquet marie sa
fille à Pierre Belleveaux en 1731, lui-même est un faïencier
accompli.
En 1749, la petite fille de
Pierre Bousquet épouse Pierre Clément Caussy , lui-même faïencier
et peintre de surcroit.
Au début du XXème, les
deux grandes faïenceries qui se retrouvent face à face sont HB
(Hubaudière-Bousquet) et Henriot.
La participation des deux
faïenciers à l'Exposition internationale des arts décoratifs en
1925 est un succès.
La rénovation de la
culture bretonne passe aussi, désormais par leurs
ateliers.
Comme son histoire et son
présent l'atteste, la faïence est une véritable institution à
Quimper, elle assure un rayonnement international à notre ville et
Quimper est le dernier des grands centres faïenciers français
encore en activité.
Cette année encore, Quimper
perpétue cette tradition grâce aux :
- - Faïenceries HB Henriot.
Depuis 1690, chaque
pièce est entièrement décorée à main levée, sans transfert ni
décalcomanie, et signée par
l'artiste l'ayant réalisée.
- - Faïencerie d'Art Breton
Créée en 1994, tous les
décors sont entièrement esquissés et décorés à la main, sans
transfert ni décalcomanie, toutes les pièces portent la griffe
F.A.B




Le quartier de Locmaria, est
situé sur la rive gauche de l'Odet, au sud de la
ville close et de la cathédrale St Corentin.
A partir de
l'installation de la première faïencerie en 1690, le caractère
ouvrier du quartier s'affirma, Locmaria devint un quartier
populaire aux nombreuses petites maisons et masures, entrepôts,
manufactures, petits commerces, d'où émergeaient quelques belles
maisons de notables, de grands jardins, et surtout l'église
(XIème et XIIème) et le prieuré (XVIIème et
XVIIIème) qui accueillait une communauté de religieuses
bénédictines.

Les Maisons à
pans de bois
Les rues du vieux Quimper
offrent aux visiteurs attentifs des merveilles incessantes : niches
votives, encorbellements, sculptures...
Les plus fières et
admirables des constructions à admirer, en levant de presque rien
le bout du nez des pavés de la rue, sont les fameuses et renommées
Maisons à pans de Bois de l'époque médiévale.
Qu'elles soient rue Kéréon,
rue Elie Fréron, rue du Frout et rue du Roi Gradlon (en réalité les
quatre rues perpendiculaires au départ de la cathédrale donnant
accès aux portes de l'ancienne cité en rempart), elles trônent,
d'étage en étage, construite par des charpentiers experts que la
polychromie ne rebute pas.
Les maisons à pans de
bois de Quimper sont donc d'authentiques vestiges patrimoniaux que
différents programmes de conservation et de restauration ont permis
de traverser les époques.
Leur richesse architecturale
ne saurait masquer la relative sobriété des constructions
Quimpéroises de l'époque par rapport à d'autres cités.
Aujourd'hui, 73 maisons à pans
de bois sont conservées.
La plupart d'entre elles
sont étroites afin de permettre d'avoir "pignon et vue sur rue" en
réduisant les longueurs de bois nécessaires à la portée des
étages.
Le rez-de-chaussée est
réservé au commerce.
Dans la plupart des cas, la
boutique, séparée de la cuisine par une cloison, communique avec la
rue par de larges ouvertures dont les volets rabattus, forment les
étals où sont présentées les denrées à vendre.
Les étages sont occupés
par la pièce à vivre et les chambres, les combles servent de
grenier.
Comme dans les maisons de
pierre, la qualité architecturale, souvent reflet de celle des
propriétaires, se manifeste par le décor extérieur (statuettes,
inscriptions) et par les aménagements intérieurs (escalier à vis,
éviers et placards).


De la cathédrale St Corentin
au palais des
évêques
La naissance de Quimper
est ici à portée de regard.
La cathédrale St Corentin et
le Palais des évêques se dressent sur la place St Corentin, noyau
vital de la cité close.
Accolé à la cathédrale,
le Palais des Evêques abrite le Musée Départemental
Breton.
Sous l'Ancien Régime, ce
palais était la résidence de l'évêque de Cornouaille, qui était
aussi le seigneur de la ville close de
Quimper.


